Rocambole 📚

Les séries ça se lit aussi !

Nom : Delporte

Prénom : François

Poste : CEO et co-fondateur de Rocambole

Cursus : IUT GEA puis master à Emlyon Business School

"Mon conseil c’est de ne pas négliger la communication, commencez dès le début à être visible, c’est primordiale."

François Delporte

L'Armoire à Beauté, la formule secrète pour réussir en pharmacie.

Bastien

Bonjour François, merci d’être là et d’avoir accepté mon invitation ! Peux-tu me présenter ton parcours, qui es-tu, quelles sont tes passions ?

François

Avec plaisir ! Je m’appelle François Delporte, j’ai 28 ans et je suis co-fondateur et CEO de Rocambole. Je suis originaire du Nord de la France mais j’ai fait mon lycée à Lyon jusqu’à mes 18 ans. J’ai fait S car c’était bien de faire S à l’époque. Finalement, je suis parti à l’opposé de ce à quoi je me prédestinais parce que j’ai fait un IUT GEA. J’ai bien aimé cette partie gestion, l’IUT c’est une super formation, c’est très concret. C’est comme ça que je me suis immergé dans la gestion d’entreprise.

Par la suite, j’ai intégré une école de commerce à Montpellier. Rapidement je me suis investi dans l’association d’audiovisuel. Les associations étudiantes sont très formatrices, c’est vraiment une bonne expérience et je le recommande à tous les étudiants qui en ont l’opportunité de s’investir dedans.

J’ai continué par un échange d’un an à l’étranger. J’ai trouvé ça génial mais ce n’est pas trop mon truc de voyager en Erasmus, c’était pas super constructif. Si c’était à refaire, j’aurais aimé y avoir rencontré plus de gens, des entrepreneurs étrangers surtout.

Quand je suis revenu, j’ai fait une année de césure et je me suis posé la question «qu’est-ce que je ferai si je n’avais pas besoin de travailler» et un de mes rêves était d’investir dans des startups mais je n’avais pas d’argent pour le faire. Donc très vite je me suis orienté vers la partie fonds d’investissement et CapitalRisk et j’ai eu l’opportunité de rejoindre une société d’investissement de business angel à Lyon pendant un an.

Après ça, j’ai fait une année d’alternance chez BPIFrance puis j’ai voulu me spécialiser sur le “haut de bilan”, et pour ça j’ai fait un Master en ingénierie financière à emlyon.
J’ai adoré cette école. Le mindset de l’emlyon est vraiment génial. A l’époque avec deux, trois potes on organisait des conférences BlockChain et em lyon nous laissait carte blanche pour organiser ça sur le campus de Paris si ça se passait bien à Lyon. On était vraiment poussés, on ne passait pas notre temps et notre énergie à devoir convaincre l’école. On était soutenu et ça change tout.

Après mon master, j’ai fait un stage en private equity. J’étais responsable financier d’une boite de food tech. C’était une expérience assez intéressante parce que la food tech, entre ce que l’on voit de l’extérieur et la réalité, il y a un gap de 1000 km, et tout ce qui est process, stock etc, ce n’est vraiment pas comme on le croit.
C’est pendant ce même laps de temps que j’ai commencé à monter Rocambole avec Camille qui venait de la littérature et de l’édition numérique. Je vais casser pleins de mythes mais on était pas du tout en mode «je veux créer une startup, je veux une idée, j’attends l’idée du siècle», on était sur une opportunité avec une nouvelle technologie. En effet, avec Camille on se disait plutôt «est ce qu’on ne pourrait pas abolir certaines barrières entre les contrats et les droits d’auteur avec une techno». De fil en aiguille on a dérivé à « est-ce que la rapidité de cette techno ne peut pas nous permettre d’avoir de la réactivité, d’écrire chaque jour un bout d’histoire et de la diffuser par sms ? » En fait, on a pris ces différentes briques d’idées et on a fait un startup week-end organisé par le ministère de la culture en juin 2018.

Les start-up week-end je vous les recommande vivement : si vous avez une idée, ne perdez pas de temps, allez la crasher dans un startup week-end et ensuite passez à autre chose. Ne perdez pas votre temps à réfléchir à une idée, confrontez-la au marché le plus tôt possible.

Nous c’est ce que l’on a fait, on s’est dit qu’on allait diffuser chaque jour un bout d’histoire sur Messenger. On n’avait pas d’auteurs, donc on écrivait nos propres histoires. On se demandait « est ce qu’il y a des personnes qui sont prêtes à utiliser notre service et est-ce que certains sont prêts à payer ? ».

Finalement, on a réussi à faire 10 000 euros de CA, ce qui nous a permis de monter notre capital, puis en juin 2019 on a créé la boîte. C’est important de créer la boîte le plus tard possible car c’est le top départ. Dans notre cas, on avait plus le choix puisqu’on entrait à Station F, on intégrait le Apple Developer Program. On avait aussi le décaissement de Raison Entreprendre et le décaissement de la French Tech. En bref, on avait besoin d’un Siret rapidement.

Le top départ c’était la création de la boîte à 5 personnes. Puis on a eu 9 mois de galère, on n’arrivait pas à sortir notre service comme on le voulait, on a failli se planter, mais on a gardé le cap. Puis Rocambole a clôturé sa première levée de fonds en septembre avec une croissance à deux chiffres. On est très fier de ça.

Bastien

Qu’est ce que c’est concrètement Rocambole ?

François

Rocambole est une application pour lire des séries de haute qualité en épisode de cinq minutes. Les gens utilisent Rocambole dans les transports, avec le café, en se réveillant le matin… 30% des gens lisent nos séries en moins de 24h. On sort deux nouvelles séries par semaine. C’est 100% original, produit par Rocambole, 100% exclusif et made in France. On a aujourd’hui une fabrique de 25 auteurs et scénaristes qui font en sorte de sortir les meilleures séries chaque semaine.

Bastien

Comment est venue cette idée ?

François

On ne s’est pas levés un matin avec cette idée. Tout a été pensé dans le cadre des conférences Blockchain, une opportunité Tech qui apportait un nouveau focus sur une industrie qui n’avait pas innové depuis quelque temps. De fil en aiguille, on s’est demandé si cette technologie ne pouvait pas nous permettre d’être plus réactif dans la distribution de contenus. Camille s’est demandé s’il n’y avait pas quelque chose à faire sur le renouveau du roman feuilleton.

C’est donc quelque chose qui s’est fait de façon itérative : pour aller chercher la meilleure proposition de valeur afin que cela rencontre un marché. Aujourd’hui, on est sur le support smartphone, un objet qu’on a tous dans la poche, un format série et tendance depuis des années, et autour d’une clé de voûte : un épisode de 5mn parce qu’on reste tous au moins 5 minutes concentrés sur nos téléphones pour lire des choses.

Quand on monte une entreprise et particulièrement une StartUp, tout le monde traverse à un moment donné des zones de tempêtes. Il n’y a qu’une boîte sur 1000 qui arrive à trouver son product market fit directement. Le reste, c’est une succession de galères pour arriver à croître, et améliorer les choses. C’est typiquement le même genre de parcours que Grégoire Gambato. C’est par itération que l’on arrive à trouver le meilleur angle et donc le product market fit. Ce qui nous aide à tenir le cap, c’est la mission et la vision. Notre mission est de faire lire tous les jours. Elle nous permet de prendre les bonnes décisions au bon moment. Notre vision c’est de voir plus loin. Quand à court terme les choses sont compliquées, on regarde à long terme et on sait où on va.

La vision et l’ambition de Rocambole sont assez simples, c’est de créer un divertissement majeur numérique. Il y a Spotify sur la musique, Netflix sur la vidéo, et on veut créer un Rocambole sur la lecture. Il y a un « boom » sur ce nouveau marché des applications de lecture : on a 2 concurrents US qui ont levé 10 et 60 millions. Nous, on voudrait créer le géant Made in France.

Bastien

Tu peux revenir sur une ou deux galères qui vous ont marquées et comment vous avez fait pour vous en sortir ?

François

On a créé la boîte à 5 mais notre associé tech n’avait pas la même approche du risque que nous. Il ne voulait pas se mettre à temps plein, alors que nous, nous l’étions. Donc nous n’avions pas le même alignement au niveau du risque.

Ça nous a retardé et on n’a pas réussi à sortir Android dans les temps alors que ça représente 80% du marché. On a attendu 9 mois pour finalement se séparer de notre associé tech en janvier 2020. On s’est retrouvés sans Android, sans Teck, et en même temps on a également perdu notre lead investisseur lors de la levée de fond. L’investisseur ne nous a plus jamais répondu du jour au lendemain.

Ces galères se sont passées à 2 semaines d’intervalle. Alors pour contrer ces problèmes, on s’est mis en mode réseau à mort pour retrouver un tech. Grâce à Station F on a pu rebondir et retrouver un mec avec qui on bosse toujours aujourd’hui et qui est excellent. Il a réussi en un mois à tout reprendre en main et à sortir Android la première semaine de confinement. Ensuite, on a eu un appel d’air hyper positif grâce à des partenariats presse avec 20minutes et Neon Magazine qui diffusaient des épisodes de nos séries.
Ça m’a permis de relancer une nouvelle levée de fond et de convaincre de nouveaux investisseurs à la sortie du confinement. Cette levée de fonds a été 100% digitale: on n’a jamais vu nos investisseurs physiquement. Les quatre cofondateurs faisaient un speech à chaque étape du processus. C’était assez particulier car habituellement il y en a juste un ou deux qui y vont. Là, même le directeur éditorial y allait et devait répondre aux questions à propos du cash burn, de funnel, etc. C’était assez challengeant de mettre tout le monde sur un alignement absolument parfait sur la boite et la vision.

Finalement on a eu cette double galère de perdre à la fois une tech et notre lead investisseur et de devoir rebondir sur les deux. On pensait qu’on s’était tirés d’affaires, mais en août Google nous supprime notre application du store à cause de notre série Coronavirus. Je ne te fais pas un dessin, mais c’était la panique, parce que si l’application n’était pas référencée, on perdait nos abonnés. Si ça avait duré 30 jours on aurait perdu tous nos abonnés Android. Mais heureusement, notre communauté a répondu présent. On a touché 300 000 personnes en 3 jours et Google nous a remis l’application dans la nuit, sans rien dire.

Pour résumer on a eu trois grosses galères : un sur l’humain, un sur la finance et un sur le produit. Je pense qu’il n’y a pas de miracle, pour s’en sortir il faut : ne pas baisser les bras et avoir un peu de chance.

Bastien

Combien êtes-vous dans l’équipe aujourd’hui ? Et toi, quelle est ta mission ?

François

Aujourd’hui Rocambole c’est onze collaborateurs dans huit villes différentes. Nous sommes nés à distance, avec quatre co-fondateurs dans trois villes différentes. On a bossé pendant un an sans se voir physiquement. On s’est rencontrés pour fêter la levée de fonds au bout d’un an. Donc dans notre équipe on a une culture très remote. Certains bossent la nuit, d’autres le jour. On s’organise, il n’y a pas de présentéisme obligatoire tant que le travail est fait à temps.

Mon job c’est d’être CEO et c’est un vaste métier avec de vastes missions. Une métaphore que j’apprécie, c’est de référer le CEO à celui qui frotte la glace avec son balai au curling. C’est celui qui règle les problèmes. Il doit faire en sorte que toutes les équipes travaillent sans accroche. Le CEO fait un peu tout ce que les autres ne veulent pas faire, il gère tous les problèmes. Une chose très importante à comprendre, c’est que c’est lui qui est la figure dans les relations presses. Donc c’est assez éprouvant émotionnellement car il est exposé à de très bonnes nouvelles comme de très mauvaises. Il y a une partie personal branding car plus ta boite devient connue, plus ta tête est liée à ta marque. Quand la boite grossit ce n’est plus le cas : personne ne sait par exemple qui est le CEO de Netflix. Mais chez une startup c’est un aspect assez fort. Donc il faut prendre conscience de ce rôle et tenter de garder une chambre de séparation entre ton job et ta vie personnelle, sinon tu prends tout trop personnellement et ça devient compliqué. Une autre comparaison que je donne souvent à mon équipe, c’est que le CEO sur un tandem c’est celui à l’arrière. Il n’est pas toujours là au quotidien pour exécuter au niveau opérationnel mais il est toujours en quête d’opportunités. Il est toujours en train d’explorer, rencontrer des gens, regarder les portes qui s’ouvrent, régler des problèmes et avoir cette vue high level à 360° pour savoir où orienter son équipe. Ça fait rêver beaucoup de monde mais il y a des caractéristiques importantes à prendre en considération avant de se lancer dans ce poste et il faut le faire pour les bonnes raisons. Si tu es trop sensible à l’attrait de la médiatisation, que t’exposer n’est pas dans ta nature et que tu n’es pas ouvert à la critique alors ça peut être très dangereux pour toi comme pour la boite. Il ne faut pas avoir peur. CEO c’est un métier, mais c’est un métier dur qui demande beaucoup de prérequis.

Bastien

On parle beaucoup de Rocambole dans la Presse. Sur Bfm Tv, Forbes, Maddyness, etc. Il y a un véritable engouement autour du produit et de la marque, comment tu expliques cela ? Comment tu arrives à fédérer autant de personnes autour de ce projet ?

Francois

C’est vraiment dans notre ADN. On a commencé avec un chat bot Messenger en version Alpha, donc on a vraiment commencé avec une petite communauté sur qui on s’est appuyé pour avancer. Au commencement je pense qu’il vaut mieux vaut avoir 100 hardcore fans que 1000 fans. Ces hardcore fans permettent d’aller chercher plus que ce que tu pourrais faire seul, car humainement tu ne peux pas te démultiplier. On leur rend à mesure qu’ils nous donnent. Par exemple, on les tient au courant sur un canal “avant-première” sur Discord. En B to C, il faut vraiment prendre soin de ses utilisateurs. Chez nous on prend beaucoup de temps pour prendre soin de notre communauté et c’est ce qui explique qu’aujourd’hui, il y a pas mal de gens qui parlent de nous à droite à gauche.

Par la suite, pour les médias, notre mission parle aux journalistes. Quand on leur dit qu’on a l’équipe pour réaliser le projet, la vision (c’est-à-dire que l’on sait où on va), la mission et un modèle économique qui fonctionne, c’est tout de suite plus simple.
Il y a derrière un vrai projet entrepreneurial qui grandit : on est en train de discuter avec des grands noms d’auteurs, d’éditeurs mais aussi des grands noms de studios de productions. On est vraiment en train de rallier autour de nous un joli écosystème et avec les médias, c’est ça que l’on met en avant.
En septembre, il y a la rentrée littéraire avec des axes pour se placer. Rocambole cumule beaucoup de choses qui peuvent s’inscrire dans l’actualité.

Pour Noël, on va faire une opération où les gens pourront tweeter avec l’hashtag Rocambole et celui qui gagne, pourra écrire avec nos scénaristes l’histoire qu’il a toujours rêvé de lire. Un autre projet que l’on a c’est de faire un carrousel c’est à dire une catégorie de séries avec l’histoire des personnes de l’équipe. On veut donner de la transparence, et montrer qui il y a derrière ce projet. on est persuadé qu’il faut donner pour recevoir. On se demande constamment comment nous pouvons prendre soin de nos utilisateurs et comment nous pouvons les récompenser. La levée de fonds nous a permis d’être plus connus, d’investir davantage dans le marketing et d’avoir des partenaires sur lesquels se reposer : des freelance, une agence qui nous aide et nous accompagne sur la partie médiatique. Il faut aussi reconnaître que l’on ne peut pas tout faire soi-même. Si on en a les moyens, tout en faisant attention à son cash burn, il ne faut pas hésiter à faire appel à des partenaires qui nous aident sur des choses spécifiques pour ne pas se retrouver bancales sur certains aspects.

Bastien

Vous faites appel à une agence pour la partie média donc votre communication externe est assez millimétrée ?

François

Oui tout à fait. Chaque mois, on a un axe de communication spécifique. En ce moment, on offre aux mairies la possibilité d’offrir Rocambole à leurs habitants. On communique pas mal sur le fait que c’est une solution pour lire de bonnes histoires facilement en cette fin d’année difficile.

On sait être agile en se positionnant sur des sujets et des enjeux sociaux à différents moments de l’année tout en étant force de propositions, et en expliquant pourquoi Rocambole est intéressant sur ce sujet. C’est aussi pour ça que Rocambole est assez présent dans les médias. Il faut vraiment être proactif dans sa démarche et ne pas attendre que les journalistes te contactent sur ton profil Linkedin. Tu les contactes et tu leur demandes si ton projet les intéresse. Néanmoins la RP est un sujet difficile, c’est bien et confortable d’être accompagné.

Bastien

Merci de donner autant d’informations et de détails François. Maintenant changeons de sujet et parlons un peu marketing et communication.
Aujourd’hui, comment penses-tu que les marques doivent communiquer ? Donne-nous ton avis sur ces deux sujets.

François

C’est un vaste sujet, et c’est bien que tu me poses la question.
C’est un truc que l’on apprend pas assez et dont on ne parle pas assez. On confond souvent le marketing et la communication, alors que ce sont deux choses différentes. Le marketing c’est l’acquisition, la rétention, la stratégie chiffrée. Mais derrière, il y a vraiment une stratégie d’image de marque à avoir car tu dois te placer en tant que marque, avec tes valeurs. Savoir comment les gens s’identifient à ta marque, est-ce que c’est cool de consommer ta marque ou pas du tout. Et c’est là où nous chez Rocambole, nous manquons de savoir-faire. Aujourd’hui, on en a conscience et on tente de s’améliorer. Pour ça on a recruté quelqu’un sur la partie communication en médias sociaux.

Notre communication est presque inaperçue.. C’est-à-dire qu’on a une présence sur les réseaux mais c’est vraiment une communication pour les utilisateurs du produit Rocambole, du service et du catalogue. On va te parler à toi en tant qu’être humain, utilisateur et client. On a cette stratégie qui est interne au produit. Et sur la partie externe, la majorité repose sur la relation presse. Ce n’est pas forcément ce que je conseillerais à beaucoup d’entreprises car c’est assez difficile à mettre en place. Par contre, quand tu es en relation B to C, c’est indispensable pour te faire connaître en tant que nouvelle marque. Pour notre part, on doit faire connaître nos nouvelles séries, nos nouveaux catalogues. Par exemple, aujourd’hui on sort la série qui s’appelle Rebond, qui raconte l’histoire d’Axel Alletru, champion sportif, paraplégique en 2010 après un accident de moto et qui raconte son parcours, du lit d’hôpital à aujourd’hui sa nouvelle vie. C’est une très belle histoire qui doit pouvoir être lue par tous. C’est pourquoi la relation presse est très importante.

Ensuite, il y a la communication de marque qui sert à faire aimer notre marque et communiquer aux consommateurs des informations sur notre application. On fait ça à l’aide des notifications push, de mails sympas et cool, et même parfois on appelle les lecteurs pour organiser un call avec notre directrice associée à l’expérience utilisateur.

Aujourd’hui on sait qu’on a encore beaucoup de travail à faire sur la communication au niveau de la marque pour aller la positionner en tant que plateforme premium de divertissement.

Beaucoup de startup disent que la communication c’est facile et qu’on peut la laisser de côté quelque temps mais en réalité c’est un élément clé et beaucoup de travail.

Mon conseil et qui s’applique surtout quand on fait du BtoC c’est de ne pas négliger la communication, commencez dès le début à être visible, c’est primordiale.

Bastien

Et selon toi, quelles sont les tendances dans le marketing et la communication de demain afin de se démarquer ?

François

C’est une vaste question, je pense qu’un des enjeux c’est vraiment la prescription. Parce qu’on est tellement sur-sollicité de publicité partout que si tu n’as pas un prescripteur je pense que ça va être de plus en plus difficile de faire de l’acquisition. Un autre grand canal d’avenir est aussi de passer par tout ce qui est influencers, que ce soit des gros ou des nanos (petits).
La partie data va également jouer un rôle clé pour te proposer un bon contenu et te divertir au bon moment. Par exemple, sur Rocambole, tu sélectionnes la musique qui exprime ton mood du moment, parce que c’est plus simple de l’exprimer avec une musique plutôt que des mots, et nous, une fois qu’on a analysé la musique, on propose des séries dans le même mood. C’est fort comme expérience et c’est très bon pour le marketing.

Je pense également qu’il y a aussi une vraie stratégie avec la personnalisation et rendre ton funnel marketing personnalisable. A l’avenir, l’enjeu c’est vraiment de créer des marques aimées plutôt que d’être connues ou achetées. On doit avant tout aimer le produit, l’équipe, l’histoire. Avoir une marque qui est capable de parler à sa communauté de façon personnalisable et qui a des ambassadeurs c’est mieux que d’avoir une grande clientèle neutre.

Bastien

Pour finir, une dernière petite question que je pose à chaque interview : travailles-tu avec de la musique et si oui, laquelle ?

François

Surement la question la plus difficile. Je suis vraiment très nul en musique. Je n’écoute pas une musique particulière mais dès que j’en aime une, je l’écoute en boucle et c’est tout.

Bastien

D’accord c’est original, mais ça à l’air de fonctionner. Merci beaucoup pour tes réponses François, je pense que tu as su apporter des réponses importantes et mettre le doigt sur des sujets cruciaux. À bientôt !

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